L'avion jaune

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mercredi 24 juin 2009

C'était bien, l'avion !

Dimanche dernier j'ai réparé une terrible injustice. Figurez-vous que mon petit dernier, Howel, n'avait encore jamais quitté le plancher des vaches... Et à force de voir son grand frère voler régulièrement, il était forcément impatient de faire comme lui. Alors on est parti à trois, histoire d'inaugurer le carnet de vol du benjamin.

Les conditions sont idéales, un beau ciel bleu peuplé de nuages blancs et joufflus... Pendant que je prépare l'avion, Pierrick joue à merveille son rôle de grand frère, attentif et intarissable en explications... il faut dire qu'il commence à avoir un joli carnet de vol et en connait un rayon. L'avion est prêt, le réservoir rempli, il est temps de grimper à bord.

avant le départ

Comme promis on part admirer les gros nuages. Je grimpe à 3000 ft, direction les éoliennes au nord d'Ancenis. Pas impressionné du tout, Howel a le sourire jusqu'aux oreilles, puis s'absorbe dans la contemplation du paysage...

nuages

... Puis après quelques (courtes) minutes de contemplation, inaugure toute une série de clowneries avec son casque[1]. Pierrick quand à lui est heureux de retrouver la place de copilote. Il déteste deux choses: voler en ligne droite plus de cinq minutes, et être coincé à l'arrière du PA-28 (« pfff on voit rien à l'arrière, et on peut même pas piloter »). Après une vingtaine de minutes de balade, il me réclame des tours de pistes. Ça tombe bien le vent est de travers, et un peu de mania ne me fera pas de mal.

le gang des lunettes noires

Après un restau entre hommes on a continué dans la même veine avec une petite visite du très beau musée aéronautique d'Angers (photos à venir... )... Quand nous avons retrouvé maman et la grande sœur le soir, une phrase toute simple accompagnait le sourire de Howel « c’était bien l’avion ! »... quelque chose me dit qu'il va y avoir de la compétition pour occuper l'unique place passager du J3 ou du RF6...

Notes

[1] Il y a bien une photo, mais je la garde pour moi :-)

vendredi 19 juin 2009

Rassemblement à Mauléon

Dimanche 14 juin avait lieu à Mauléon un rassemblement d'avions de construction amateur et de collection... Et comme à Ancenis nous volons régulièrement sur un avion de 1944 (le J3 évidemment), nous avons décidé d'aller le montrer, accompagné pour l'occasion du Fournier RF6-B.

Nos deux montures, prêtes au départ:

J3 et RF6

Trajet à 1500ft, sous le ciel gris, et quelques averses éparses...

d'Ancenis à Mauléon en J3

Pendant que le J3 trace sa route à... vitesse de J3, le RF6 se promène autour de nous. Après une arrivée arrosée (par la pluie), le Piper Cub se taille comme toujours son petit succès. Je me promène en admirant les avions qui arrivent peu à peu, comme ce Mousquetaire, toujours impressionnant par sa taille... un Jodel échelle 1 1/2 en quelque sorte:

Mousquetaire

Un Stampe re-motorisé (c'est moins élégant qu'avec le moteur en ligne Renault d'origine et son capot long et fin, mais plus fiable) et un VariEze:

Stampe et VariEze

Le MCR4S de Saint-Nazaire, construit en partenariat avec le lycée de Pontchâteau. Cet appareil est équipé d'un malonier permettant aux pilotes handicapés des membres inférieurs de gouter aux joies du pilotage:

MCR4S

Pour les amateurs d'avions Piel (Patrice, si tu nous lis), le CP751, biplace en tandem:

CP751

Dyn Aero MCR-1:

Dyn Aero MCR-1

Un attroupement se forme, le repas est proche:

repas

Dans le hangar se cache un très beau VariEze, magnifiquement réalisé:

VariEze

Dehors le soleil apparait... Un Menestrel (un avion que j'adorerais essayer), tous cylindres dehors:

Menestrel

Dyn'Aero CR120 multicolore:

CR120

Chacun repart sous le soleil, et après une dernière boisson fraiche, nous faisons de même. Pour le retour je suis aux commandes, en place arrière donc, pour une petite heure à voler lentement au dessus de la campagne, pas très haut, une navigation en cheminement où le jeu est de reconnaitre routes, villages ou cours d'eau... bref, le charme inépuisable du vol en J3.

vendredi 12 juin 2009

Dimanche 24 mai, retour à Ancenis

Dimanche, David nous raccompagne à Aix les Milles et nous goutons une dernière fois aux délices de la circulation marseillaise[1], dans une ambiance estivale (traduisez, il fait trop chaud pour moi qui suis conçu pour fonctionner dans un environnement tempéré).

Pour la navigation c'est simple: il suffit de reprendre à l'envers la même route qu'à l'aller. La météo est quasi-idéale. Un temps dégagé, avec sur la première partie du parcours un bon vent arrière qui nous permettra de nouveau d'assurer le trajet d'une seule traite.

Peu après le décollage, on aperçoit la montagne Sainte-Victoire au loin

la montagne Sainte-Victoire

Quelque part entre Aix et la Durance

ntre Aix et la Durance

On longe la Durance, avant de transiter en contact avec la tour d'Avignon (non sans avoir précisé à deux reprises que notre destination était Ancenis « Lima Fox Fox India » ... aérodrome définitivement inconnu en ces contrées).

Avignon

Passé le Rhône, on retrouve le relief... et des turbulences parfois assez brutales, mais pas assez pour réveiller les deux marmottes à l'arrière.

relief Ardèche

Au dessus du Cantal (il faut absolument revenir admirer ce coin en hiver)

Cantal

La deuxième moitié du voyage est un peu longuette... fini le relief, place aux plaines. A l'arrière, les « dis papa quand est-ce qu'on arrive ? » commencent à se faire pressants (et oui, ils sont réveillés)... Ça a un petit parfum de trajet autoroutier, quand la monotonie amène à ruminer sur le week-end ou les vacances qui se terminent. Dernière ligne droite en contact avec Nantes information, avant de retrouver le plancher des vaches en fin d'après-midi.

Pendant que les grands déchargent l'avion (comme chacun peut le constater sur la photo, on voyage léger), les petits comme toujours affamés profitent sur le parking d'un gouter bien mérité... Le PA-28 quand à lui aura droit à un lavage auquel toute la famille participe... Allez je dois l'avouer, je commence à m'y attacher à cet avion...

Déchargement du PA-28

Notes

[1] Ça ressemble à la circulation parisienne, mais en pire, avec plein de petites différences rigolotes, comme par exemple les motards en shorts et tongs à fond sur l'autoroute... même pas peur.

jeudi 11 juin 2009

Samedi 23 mai, le Ventoux

Samedi, direction le mont Ventoux sous le soleil, accompagné de David (qui après son vol d'hier ne demande qu'à recommencer) et de Véro.

Derrière nous au point d'arrêt, un Pilatus qui fleure bon le kérosène...

Pilatus à Aix les Milles

Au dessus du Lubéron, les paysages deviennent franchement sauvages

Paysage

Le Ventoux, avec quelques restes de neige en cette fin mai

Mont Ventoux

Le Ventoux coté nord.

Mont Ventoux

... et comme il n'y a pas que l'aviation dans la vie, la journée se terminera par un pique-nique au bord de la grande bleue... à ce propos comment reconnait-on des petits bretons qui se baignent pour la première fois en méditerranée ?

« pfff, il y a plein de monde, et la plage est toute petite.
- c'est normal, c'est marée haute! »

mercredi 10 juin 2009

Vendredi 22 mai, les calanques

Vendredi, petite balade d'une heure pour découvrir les environs de Marseille vus du ciel... et survoler les calanques, le comble de l'exotisme pour qui est habitué aux cotes bretonnes. Pour cause de gros dodo réparateur, on ne part que sur le coup de midi, et le ciel est voilé par une légère brume. Pour ce vol j'emmène David pour qui c'est le premier vol en avion léger.

Décollage en 33... direction Le lac du Bimont.

lac du Bimont

la Montagne Sainte-Victoire...

la Montagne Saint-Victoire

Direction le sud, jusqu'à Cassis

Cassis

Découverte des calanques

les calanques

Un petit coin de paradis...

les calanques

On passe le cap Croisette, puis les îles du Frioul

îles du Frioul

Quelques minutes de survol maritime, en direction du VOR de Martigues

tableau de bord PA-28

On retrouve la terre ferme

cote

Verticale Marseille Provence, le parking des Canadairs

parking canadair

Retour à Aix les Milles, vent arrière 33...

vent arrière 33 à Aix les Milles

photos David

mardi 9 juin 2009

Week-end dans le sud-est

Jeudi 21 mai, départ...

Pour voyager en avion, il faut... un avion. Je l'ai déjà évoqué dans le billet précédent, le retour à Ancenis du PA-28 de l'aéroclub a été quelque peu épique. Bloqué par la météo en Espagne, puis de nouveau bloqué à Perpignan pour la même raison, puis bloqué le matin même par une batterie récalcitrante. Le suspens jeudi matin est donc à son comble. Je tue le temps à peaufiner l'étude de la météo, jusqu'au coup de fil salvateur qui m'apprend que l'avion est en route. Hop ! On saute dans la voiture, direction l'aérodrome.

L'organisation est rodée par quelques années de pratique, Véro s'occupe de la logistique et des poussins[1], je m'occupe de l'avion (encore chaud) et de tout ce qui concerne le vol lui-même: prendre une dernière météo, préparation des cartes avec le pliage adéquat et dans l'ordre d'utilisation[2], les cartes VAC, et bien sur la pré-vol.

Nous voilà donc partis. Au final, le Juliet Mike n'aura même pas séjourné une heure sur le parking d'Ancenis. J'ai préparé plusieurs routes en fonction de la météo... la plus directe d'Ancenis vers Aix en Provence à travers le massif central, avec plusieurs escales possibles pour avitailler si le vent est défavorable. Une par le nord puis re-descente par la vallée du Rhône, et une par le sud.

log de navigation

Météo France n'annonçant que la possibilité d'orages peu violents, j'ai choisi la route directe, à réviser en vol en fonction de la situation que nous rencontrerons aux abords du massif central. L'air est calme et les deux poussins s'endorment bien vite à l'arrière, bercés par le ronflement du Lycoming[3]. Comme à son habitude Véro suit la navigation le doigt sur la carte. Après un peu plus d'une heure de navigation quelque peu monotone, nous passons Limoges sans rencontrer l'ombre d'un cumulo-Nimbus, je confirme donc la route directe. Le relief s'élève peu à peu... Je grimpe par palier, jamais trop loin du sol pour profiter du paysage. Nous découvrons pour la première fois le massif central vu du ciel, et malgré un temps un peu tristounet et une visibilité moyenne, il y a de belles choses à voir... qui donnent envie de revenir admirer tout ça sous une belle lumière d'hiver...

vallées massif central

Passé le cantal on aborde de grandes étendues vides de toute habitation. Le vent nous fait gagner 15kt, ce qui nous donne une marge plus que confortable au niveau carburant. A l'arrière c'est l'heure du réveil (ou plutôt celle du goûter...). Étape ou pas étape ? L'autre facteur critique après la contenance des réservoirs de l'avion, c'est celle de la vessie des occupants de l'avion. Rien à signaler de ce coté, on décide collectivement de sauter l'étape de Mende, dont nous devinons le terrain sous l'aile droite. Le paysage se fait encore plus désolé...

massif central

Autant le relief s'élève progressivement jusqu'à Mende, autant la rupture est brusque en débouchant sur la vallée du Rhône. Même remarque en ce qui concerne l'espace aérien qui se complexifie nettement après le tranquille transit dans les SIV de Limoge ou Rodez. La carte vallée du Rhône au 1:250000 devient alors indispensable. Les contacts s'enchainent de fréquence en fréquence, avec à chaque fois le même gag « euh... vous pouvez me rappeler votre terrain de départ ? » ... moi qui croyait que Ancenis était mondialement connue, quelle déception... On passe Avignon, longeant la Durance avant d'obliquer vers notre destination après Cavaillon.

Encore quelques minutes de vol au dessus d'un paysage qui sent le soleil, et la piste d'Aix les Milles est là, bien visible juste devant nous. Le contrôleur nous autorise à faire une directe en 15...

atterrissage à Aix

Après 3h30 de vol, nous y sommes... impatients de retrouver nos amis Caro et David, et leurs enfants.

Notes

[1] Seulement les deux "grands", puisque avion quadriplace oblige, le petit dernier n'est pas du voyage...

[2] Pas moins de 5 cartes pour ce vol: la cartabossy au 1:1000000, la carte Marseille Vallée du Rhône au 1:250000, ainsi que les carte nord-ouest, sud-ouest et sud-est au 1:500000.

[3] ... et un Lycoming, ça ronfle fort...

jeudi 21 mai 2009

Faux départ ?

Nous sommes Jeudi... Le temps à Nantes est dégagé, la température agréable, les sacs sont prêts, les cartes couvertes de traits et d'annotations, les logs de navigation peaufinés, avec 3 routes possibles vers Aix en Provence, en fonction de l'évolution météo de la journée (orages ou pas orages, telle est la question...).

Il y a juste un tout petit détail qui cloche... l'avion n'est pas à Ancenis, coincé quelque part en France d'abord par la météo, puis par une batterie à plat.

Qui a dit que l'aviation est une école de patience ?

Edit: l'avion est finalement revenu à Ancenis dans l'après-midi, et nous sommes arrivés à Aix en début de soirée, après 3h30 de vol :-)