L'avion jaune

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mercredi 15 août 2007

S'envoler du canapé

La pluie et surtout le vent ont eu raison du rascol prévu aujourd'hui à Angers. J'ai néanmoins réussi à m'envoler du fond de mon canapé en finissant de dévorer Tout pour la ligne [1], récit d'un pionnier de l'aéropostale à ses tout débuts en 1919, jusqu'à la postale de nuit de l'après guerre, en passant par Air Bleu et ses Caudron Simoun.

On n'est ni dans la grande littérature, ni dans le mythe, et c'est justement ce qui m'a plu dans ce livre. L'auteur raconte simplement le quotidien d’un pilote de la ligne : le courrier bien sur, mais aussi les incessants dépannages d’avions, sur le sable des plages espagnoles ou dans la montagne, le travail de chef d'escale, la création d’aérodromes ou de terrains de dégagements dans des conditions matérielles parfois très difficiles, le tout ponctué par les accidents et les drames.

Malgré (ou à cause de) la simplicité du récit certains passages m’ont transporté, notamment lorsque prenant le relai de Mermoz après sa première traversée de l’atlantique sud, Raymond Vanier longe la cote brésilienne de nuit dans un violent orage tropical, l'avion presque inondé, se guidant sur l'écume des vagues, seul repère visible par instants.

Prochain bouquin, la biographie de Lindbergh par Bernard Marck, près de 1000 pages bien denses... miam.

Notes

[1] Raymond Vanier, Tout pour la ligne, Editions Loubatières

mardi 14 août 2007

Matin calme

La météo s’annonçant calamiteuse pour le 15 août, j’ai programmé un petit vol matinal avant l’arrivée du vent et de la pluie. J’adore voler le soir en été, pour la tranquillité bien sur... et pour la lumière aussi. Voler tôt le matin présente les mêmes avantages, la fatigue de la journée en moins.

Rien d’exceptionnel dans le trajet, un classique local vers l’ouest jusqu’à Houdan, puis retour au dessus de la forêt de Rambouillet. Mais aujourd'hui le plaisir est ailleurs car rarement un vol m’a donné une telle impression de tranquillité, quand l’air est si calme que l'on peut piloter du bout des doigts, manœuvres et trajectoires les plus propres possibles, quasiment sans la moindre perturbation extérieure.

Par deux fois seulement le DR221 subira une petite secousse, remué par la turbulence de sillage de l’avion précédent dans le tour de piste, avant un poser tout doux.

Le club commence à s’animer, un élève en Lionceau revient d’une séance d’encadrements. Je m'éclipse, apaisé par ce petit vol, zen avant d’enquiller les 40 km qui me séparent du boulot aujourd’hui.