Samedi matin, encore un magnifique ciel bleu, même pas la moindre trace de brouillard, ça en deviendrait presque suspect...

Piper J3

Il fait frais et il faut quelques minutes pour laisser tranquillement chauffer le moteur, ce qui me laisse largement le temps d'observer attentivement la manche à air... Du vent de travers, plutôt irrégulier, laissant présager des atteros un peu plus techniques que lors de mes précédents vols par calme plat.

L'impression est confirmée au décollage, le J3 se fait un peu remuer en montée initiale, puis au dessus de 300 pieds tout se calme brusquement. Seule la lenteur par rapport au sol rappelle la présence du vent. Après un court vol local vers l'est, vers Saint Florent le Vieil et Varades, je retourne au terrain. Un J3 vent dans le dos va beaucoup plus vite, c'est une évidence.

Le tour de piste est tranquille, mais on retrouve l'air agité en finale: je me fais un peu balader avant un, enfin plutôt des toucher(s) peu élégants et ponctués par le crissement des pneus sur le bitume. Au moins sur l'herbe on peut oublier le son... Ça part à gauche, puis à droite le temps de me pencher vers l'avant pour repousser la tirette de réchauffe (située judicieusement à droite de la place avant, celle du passager donc[1].). Allez hop je repars pour un tour, un peu vexé il faut bien l'avouer. Le J3 rend humble... leçon confirmée par le deuxième (et dernier) atterrissage, du même tonneau que le précédent. Pas de doute il va falloir (re)travailler tout ça.

Allez, une dernière photo avant de partir... sans rancune.

Piper J3

Notes

[1] tout ça date d'une époque où le mot ergonomie n'avait même pas été imaginé...