L'avion jaune

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dimanche 20 avril 2008

Balade dominicale

Au programme aujourd'hui, un vol local en PA-28, histoire de garder la main après mon lâcher sur la bestiole... Dans le hangar j'admire quelques instants un hélicoptère Bell 47.

Bell 47

En guise d'échauffement avant le vol je traine tant bien que mal les quelques centaines de kilos de bonne tôle Made in USA vers la pompe à essence. Mais la récompense est là, juste au dessus de la campagne, sous la forme de ces nuages illuminés par le soleil[1].

Au dessus des nuages

Notes

[1] Quelques heures plus tard, c'est le déluge...

jeudi 3 avril 2008

Lâcher PA-28

Si vous parcourez ce blog de temps à autres vous aurez deviné que j’ai un faible pour les machines plutôt légères et/ou spartiates, et en tout cas amusantes à manier: J3, Lionceau, RF6, et bien évidemment le DR221 qui représente une sorte de compromis idéal entre le plaisir du pilotage et les performances. Comme la vie n’est pas si injuste, il se trouve que ce sont en général des avions (relativement) économiques.

Comme le J3, le PA-28 sort de la maison Piper, mais la ressemblance s’arrête là. Série née au début des années 60 et déclinée en plusieurs versions et motorisations, le PA-28 est un quadriplace métallique à ailes basses. Celui du club est un Archer III de 180ch récent et en parfait état. Au premier regard l'appareil donne une impression de robustesse. Ça fait costaud, plus « gros avion » qu'un DR400 par exemple.

Piper PA-28

L'habitacle auquel on accède par une unique porte située à droite est confortable et spacieux, surtout en comparaison de mes trapanelles habituelles. Aucun souci pour caser confortablement mon mètre 84 dans les sièges moelleux. Il est également très bien équipé, avec une planche de bord regroupant l'ensemble des instruments nécessaires en IFR[1], ainsi qu'un GPS et un pilote automatique. Ça et les quelques boutons situés au plafond (démarreur, magnétos, alternateur, pompe électrique, phares…) permettent au pilote du dimanche de s’imaginer quelques instants aux commandes d’un airbus... ou disons plutôt d'un Boeing ancienne génération.

Planche de bord Piper PA-28

Il est temps d'aller essayer de faire voler le bestiau. Premières sensations au décollage: c’est du lourd. Les habitués du PA-28 ou de son homologue le Cessna 172 souriront sans doute en lisant ces lignes, mais pour moi qui suis habitué à manier un manche avec deux doigts l'effort est sensible. L'habitude vient cependant assez rapidement, mais on comprend rapidement pourquoi il est indispensable de bien compenser l’avion, en particulier lors de l'atterrissage... à moins d’avoir un biceps gauche sur-développé, ce qui n’est clairement pas mon cas.

Le vol commence par une familiarisation avec l'avion, et en particulier avec son avionique, avec un topo sur l'utilisation et les différents modes du pilote automatique. Jusque là rien de bien compliqué. Coté pilotage c’est moins brillant, avec une impression de retard et d'inertie à chaque action sur le volant. Je me rend compte que j’ai pris certaines habitudes qui sont incompatibles avec un avion qui se pilote plus aux paramètres qu’aux fesses. D'où une deuxième séance consacrée uniquement à la maniabilité, afin de me sentir plus à l’aise aux commandes, et confirmer qu'un lâcher est toujours une excellente occasion d'apprendre et de remettre son pilotage en question.

Il est clair que pour le plaisir du pilotage pur on repassera, mais cet avion présente d'autres qualités: confort, stabilité, et vitesse de croisière correcte[2], bref les qualités d’un avion conçu pour aller d’un point A à un point B - si possible par l’itinéraire le plus direct et confortablement installé - plus que pour la balade zigzagante. L’efficacité plutôt que plaisir ? Ce serait vrai si je mettais de coté un plaisir un peu oublié ces derniers temps, celui de voyager en famille... Donc rendez vous un de ces jours avec ce PA-28 stable et confortable pour une balade avec femme et enfants, après avoir transvasé le contenu du coffre du monospace vers celui du Piper.

Notes

[1] Instrument Flight Rules, vol aux instruments.

[2] A motorisation équivalente les performances sont cependant nettement inférieures à celles d'un DR400.