L'avion jaune

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 20 avril 2008

Balade dominicale

Au programme aujourd'hui, un vol local en PA-28, histoire de garder la main après mon lâcher sur la bestiole... Dans le hangar j'admire quelques instants un hélicoptère Bell 47.

Bell 47

En guise d'échauffement avant le vol je traine tant bien que mal les quelques centaines de kilos de bonne tôle Made in USA vers la pompe à essence. Mais la récompense est là, juste au dessus de la campagne, sous la forme de ces nuages illuminés par le soleil[1].

Au dessus des nuages

Notes

[1] Quelques heures plus tard, c'est le déluge...

lundi 25 février 2008

Autour de Nantes

Vendredi dernier, l’humidité était tenace. Après un premier vol annulé le matin [1] pour cause de brume persistante, quelques timides éclaircies laissent espérer une balade l’après-midi. J3 ou RF6 ? Local le long de la Loire ou balade vers la mer ? Ma moitié opte pour l’océan, et pour le Fournier qu’elle ne connaît pas encore.

Décollage sous un plafond gris pas très folichon, Nantes est contournée par le sud, en passant par Clisson, puis cap vers l'ouest et la mer, dont les reflets laissent deviner le soleil et un temps plus clément.

reflets

Au dessus du marais Breton, et derrière nous la couche de nuages...

le marais Breton

Noirmoutier, avant de remonter vers Pornic,

Noirmoutier

Comme un peu partout en France, les éoliennes poussent comme des champignons,

éoliennes

Un peu de tourisme industriel (pour le plus grand bonheur de Véro), avec la centrale de Cordemais,

La centrale de Cordemais

Puis c'est le retour par le nord de l’agglomération Nantaise, sous la grisaille et poussés par le vent... Posés après 1h35 de vol, un vol un peu spécial car Véro et moi n'avions pas volé ensemble depuis près d’un an et demi.

Le fournier RF6

Notes

[1] tentative de lâché sur PA28, j’aurais l’occasion d’en reparler.

lundi 4 février 2008

Abbaretz

Délaissant pour une fois la Loire, ses bancs de sable et de brume, la balade du samedi m'a mené cette fois-ci au nord-ouest d'Ancenis, du coté d'Abbaretz. Le Terril est constitué des déblais d'une ancienne mine d'étain, le tout culminant à une centaine de mètres.

Le terril d'Abbaretz

mardi 29 janvier 2008

Le zen dans l'art de l’atterrissage

le J3 sur le taxiway Samedi après-midi le givre du matin a laissé la place à une douceur qui semblerait presque printanière tant il fait bon au soleil. La petite famille est à la maison, mais le siège avant du Piper ne restera pas vide grâce à un pilote du club venu admirer la bestiole jaune en action.

Avec environ 350kg à vide, le comportement du J3 change quelque peu avec un passager (adulte) à l’avant. Un peu plus stable, un peu plus facile à poser, c'est en tout cas l’impression que ça donne. Autre petit détail, le pilote ne voit plus grand-chose vers l’avant, ce qui n’est pas si gênant avec un peu d’habitude. De toute façon il n’y a pas grand-chose à voir sur la planche de bord. Mais bien sur le plus important dans tout ça... c’est d’avoir quelqu’un de ravi devant soi.

Après avoir rejoint la Loire nous mettons le cap à l’ouest pour survoler quelques minutes plus tard Oudon et son château. Encore un simple vol local qui pourrait paraître insignifiant, banal ou ennuyeux, mais durant lequel le J3 distille un maximum de plaisir. Les commandes sont douces dans l’air calme, et le Piper révèle son caractère à chaque virage.

Parfaitement détendu j’en ai même oublié de me poser les habituelles questions métaphysiques à propos de l’atterrissage, qui fut plutôt élégant[1]. Evidemment le peu de vent y est pour quelque chose, mais le mental joue également beaucoup. Le secret d’un bel atterrissage, c’est peut-être de se poser sans trop se poser de questions[2].

Notes

[1] Non sans avoir provoqué la remise de gaz de l’infortuné « Papa Delta », DR400 de son état qui, bien trop rapide, a eu le malheur de se trouver dans le même tour de piste que la chicane mobile jaune...

[2] A propos de questions, le titre bizarre de ce billet est un clin d'œil au zen dans l'art de la tartine...

samedi 17 novembre 2007

Le tour des Yvelines

Froid et ciel bleu magnifique... c'est une belle journée d’automne, et il serait vraiment dommage de ne pas en profiter pour voler.

Mais les journées sont courtes, et le trafic du samedi concentré sur quelques heures n’en est que plus intense. Il y a beaucoup de monde en l'air et la vigilance est de mise. J'ai eu ma dose de bouchons ces derniers jours et j'opte pour un local « élargi » pour chercher un peu de tranquillité.

Il reste un peu de brume. C'est joli, mais la visibilité face au soleil n'est vraiment pas idéale...

brume et soleil

Premier point tournant l'aqueduc de Maintenon...

Maintenon

Près de la vallée de l'Eure, je croise une grosse bulle d'air chaud.

Mongolfière

La Roche Guyon.

La Roche-Guyon

Retour à Chavenay... Finale sans un souffle de vent, le DR221 se pose en douceur.

Zoulou Quebec

Voilà c'est fini. Probablement un des derniers vols à Chavenay, sinon le dernier... avant de mettre définitivement cap à l'ouest.

lundi 12 novembre 2007

Au dessus de la Loire

En J3 au dessus de la loire

Cette photo prise il y a quelques semaines n’a rien d’extraordinaire... mais elle évoque bien l’ambiance d’une petite balade toute simple en J3, à quelques encablures du terrain.

Vivement le prochain vol...

mercredi 17 octobre 2007

Dissipation des brumes matinales

nuages

Une journée de pilote du dimanche, quand la brume est tenace, et le pilote un peu têtu...

Ca commence par un réveil (trop) matinal. Le périscope est sorti : l’immeuble d’en face est à peine visible... on rentre le périscope. Qui dit brouillard dit incertitude mais le Cavok[1] est probable en fin de matinée dit la grenouille, optimiste pour le coup.

Sans me presser j’emmène le petit deuxième qui ne demande que ça, non sans procéder tout le long du trajet à une intense préparation psychologique ayant pour thème : « même si on ne vole pas, on pourra toujours voir les avions ». On pourra aussi voir du brouillard... toutes sortes de brouillard.

A Ancenis on discute avec un autre pilote scruteur de brume. On attend. On traîne devant les hangars. Je sors le joker « biscuits au chocolat ». Le Cavok est pour bientôt prétend la grenouille un peu moqueuse. Mais rien ne bouge, ni la manche à air, ni le reste. On rentre finalement... Le petit bonhomme est a peine déçu. On a passé du temps ensemble, et c’est le plus important.

15h, le Cavok ne saurait tarder affirme la grenouille un peu obstinée. Je suis têtu également et décide de tenter à nouveau ma chance. Cette fois-ci plus personne ne veut m’accompagner, je suis seul à croire encore au miracle de la dissipation des brumes (plus vraiment matinales).

Au club nous sommes trois, puis quatre pilotes à scruter le ciel gris et le plafond incertain. Hésitations, cogitations... Le champ de vision s’élargit aux villages alentours, le plafond grimpe, imperceptiblement ça devient volable. Le Cavok est imminent coasse la grenouille, qui finira bien par avoir raison.

Un premier avion décolle, puis un deuxième. Je prépare tranquillement le J3, rajoute un peu d’huile. Je finis de laisser chauffer le moulin avant de me faufiler juste derrière le RF6, histoire de ne pas le gêner en tour de piste avec le bolide jaune (rappelez-vous, 110km/h en croisière, même vitesse en vent arrière).

0n sent que le soleil est là, juste derrière. Par moment la grisaille laisse échapper un voile de lumière qui paradoxalement n’améliore pas la visibilité. Pas un souffle de vent, je peux faire le malin et m’imaginer que je maîtrise le J3. M’imaginer seulement, mais pour le moment je ne boude pas mon plaisir.

Il est 18h00. La brume finit de se dissoudre. Ca commence à ressembler à quelque chose qui évoquerait ce fameux Cavok batracien. Au terme de cette journée j’ai grappillé une petite demi-heure là haut, une demi-heure de plaisir un peu égoïste, il faut bien l’avouer. Mais ceux que j'aime oublient de m'en vouloir quand je leur raconte comment c'était là haut.

Notes

[1] Ceiling and Visibility OK, autrement dit beau temps pour voler.