L'avion jaune

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mercredi 4 juin 2008

L'île d'Yeu

Samedi matin, pas de grasse matinée[1], aujourd'hui je dois retrouver d'autres colibris sur l'île d'Yeu... en théorie, car par la fenêtre je distingue à peine l'immeuble d'en face, et le trajet jusqu'à Ancenis se déroule dans un brouillard peu engageant. Avec moi Pierrick, mon petit deuxième, ainsi que son cousin Yann qui depuis quelques temps lui dispute la place de copilote, et va découvrir grâce à ce petit rassemblement une des activités incontournable de l'aviation de loisir: poireauter à l'aéro-club en espérant que ça se lève.

On trompe l'ennui donc, en consultant de temps à autre la météo, et prenant des nouvelles de ceux qui doivent venir de la région parisienne, jusqu'à ce que peu après midi le soleil perce d'un coup la fine couche qui nous sépare du ciel bleu. C'est largement suffisant pour dénicher un gros trou pour passer sans soucis au dessus des nuages. Du blanc parsemé de vert au dessous, du bleu au dessus, mes deux petits passagers sont aux anges... tout comme moi d'ailleurs. Les nuages deviennent de plus en plus épars au fur et à mesure qu'on se rapproche de la côte, avant la traversée vers l'île, confortablement installés à 4500 pieds sous le soleil... Mais le tapis de stratus qui s'étend au nord de l'île d'Yeu ainsi que certains échanges sur la fréquence de Nantes nous confirment que la météo est loin d'être aussi idyllique partout.

Noirmoutier

D'ailleurs à notre arrivée l'ile marquait la limite de cette nappe nuageuse qui s'effilochait, et qui pour un peu aurait pu nous contraindre au retour vers Ancenis. Personne dans le tour de piste, le vent souffle dans l'axe, et après un atterrissage en douceur nous somme accueillis par Philippe, venu de la région parisienne. Les autres avions n'ayant pu nous rejoindre pour cause mécanique ou météo, ce rassemblement se fera donc en petit comité. On grimpe sur les vélos loués pour l'occasion, et après un pique-nique au bord de l'eau près de port Joinville, Philippe nous entraine sur les chemins qui parcourent l'île, à la découverte de la côte sud, dans une atmosphère qui fait regretter de ne pas avoir emporté les maillots de bains (ainsi que la crème solaire soit dit en passant).

bronzette

L'île d'Yeu c'est tellement bien qu'on a du mal à en partir... un insecte farceur bien planqué au fond du tube de pitot me vaudra ma première panne de badin[2]. Comme à chaque décollage je récite à voix haute les vérifications juste après la mise en puissance, alors que l'avion commence à accélérer:

« on a les tours,
- pas d'alarme,
- le badin est act... pas actif!!»

Je réduis par réflexe... puis laisse l'avion décélérer, après tout j'ai encore beaucoup de piste devant moi[3]. Accélération arrêt sans conséquence, mais qui prouve s'il en était besoin l'utilité du briefing avant décollage qui permet d'anticiper les actions en cas de pépin, de réciter à voix haute les vérifications après avoir mis les gaz... et de les faire.

Retour au parking donc. Avec l'aide des membres de l'aéroclub local et d'un petit bout de plastique, la bestiole est rapidement extraite... ou plutôt ses restes. Je souffle doucement devant la prise d'air dynamique, Yann me confirme que l'aiguille du badin bouge. La deuxième tentative sera la bonne, nous nous envolons face à l'océan Atlantique, avant de virer pour prendre la route du retour, profitant de ces quelques minutes pendant lesquelles l'île se laisse admirer en entier avant de disparaitre derrière nous... jusqu'à la prochaine fois.

L'île d'Yeu vue du ciel

Notes

[1] figure de style, car depuis que j'ai le bonheur d'être papa, le concept même de grasse matinée parait appartenir à un lointain passé.

[2] l'instrument qui permet de mesurer la vitesse.

[3] Sur une piste courte l'évènement serait sans doute nettement plus stressant...

jeudi 22 mai 2008

Soirée solitaire

Mardi dernier, juste 35 minutes de vol, le temps de quatre tours de piste dans l'air frais du début de soirée.

par la fenêtre

J'ouvre en grand la vitre de gauche. Odeurs de campagne et de moteur mélangées... ça sent l'aviation à l'ancienne.

j3 après le vol

Personne sur le terrain... Un vol solitaire, enfin pas tout à fait puisque ce soir là, et comme à chaque vol, j'en ai appris encore un peu plus sur ce copain fait de métal, de bois et de toile.

dimanche 20 avril 2008

Balade dominicale

Au programme aujourd'hui, un vol local en PA-28, histoire de garder la main après mon lâcher sur la bestiole... Dans le hangar j'admire quelques instants un hélicoptère Bell 47.

Bell 47

En guise d'échauffement avant le vol je traine tant bien que mal les quelques centaines de kilos de bonne tôle Made in USA vers la pompe à essence. Mais la récompense est là, juste au dessus de la campagne, sous la forme de ces nuages illuminés par le soleil[1].

Au dessus des nuages

Notes

[1] Quelques heures plus tard, c'est le déluge...

lundi 25 février 2008

Autour de Nantes

Vendredi dernier, l’humidité était tenace. Après un premier vol annulé le matin [1] pour cause de brume persistante, quelques timides éclaircies laissent espérer une balade l’après-midi. J3 ou RF6 ? Local le long de la Loire ou balade vers la mer ? Ma moitié opte pour l’océan, et pour le Fournier qu’elle ne connaît pas encore.

Décollage sous un plafond gris pas très folichon, Nantes est contournée par le sud, en passant par Clisson, puis cap vers l'ouest et la mer, dont les reflets laissent deviner le soleil et un temps plus clément.

reflets

Au dessus du marais Breton, et derrière nous la couche de nuages...

le marais Breton

Noirmoutier, avant de remonter vers Pornic,

Noirmoutier

Comme un peu partout en France, les éoliennes poussent comme des champignons,

éoliennes

Un peu de tourisme industriel (pour le plus grand bonheur de Véro), avec la centrale de Cordemais,

La centrale de Cordemais

Puis c'est le retour par le nord de l’agglomération Nantaise, sous la grisaille et poussés par le vent... Posés après 1h35 de vol, un vol un peu spécial car Véro et moi n'avions pas volé ensemble depuis près d’un an et demi.

Le fournier RF6

Notes

[1] tentative de lâché sur PA28, j’aurais l’occasion d’en reparler.

lundi 4 février 2008

Abbaretz

Délaissant pour une fois la Loire, ses bancs de sable et de brume, la balade du samedi m'a mené cette fois-ci au nord-ouest d'Ancenis, du coté d'Abbaretz. Le Terril est constitué des déblais d'une ancienne mine d'étain, le tout culminant à une centaine de mètres.

Le terril d'Abbaretz

mardi 29 janvier 2008

Le zen dans l'art de l’atterrissage

le J3 sur le taxiway Samedi après-midi le givre du matin a laissé la place à une douceur qui semblerait presque printanière tant il fait bon au soleil. La petite famille est à la maison, mais le siège avant du Piper ne restera pas vide grâce à un pilote du club venu admirer la bestiole jaune en action.

Avec environ 350kg à vide, le comportement du J3 change quelque peu avec un passager (adulte) à l’avant. Un peu plus stable, un peu plus facile à poser, c'est en tout cas l’impression que ça donne. Autre petit détail, le pilote ne voit plus grand-chose vers l’avant, ce qui n’est pas si gênant avec un peu d’habitude. De toute façon il n’y a pas grand-chose à voir sur la planche de bord. Mais bien sur le plus important dans tout ça... c’est d’avoir quelqu’un de ravi devant soi.

Après avoir rejoint la Loire nous mettons le cap à l’ouest pour survoler quelques minutes plus tard Oudon et son château. Encore un simple vol local qui pourrait paraître insignifiant, banal ou ennuyeux, mais durant lequel le J3 distille un maximum de plaisir. Les commandes sont douces dans l’air calme, et le Piper révèle son caractère à chaque virage.

Parfaitement détendu j’en ai même oublié de me poser les habituelles questions métaphysiques à propos de l’atterrissage, qui fut plutôt élégant[1]. Evidemment le peu de vent y est pour quelque chose, mais le mental joue également beaucoup. Le secret d’un bel atterrissage, c’est peut-être de se poser sans trop se poser de questions[2].

Notes

[1] Non sans avoir provoqué la remise de gaz de l’infortuné « Papa Delta », DR400 de son état qui, bien trop rapide, a eu le malheur de se trouver dans le même tour de piste que la chicane mobile jaune...

[2] A propos de questions, le titre bizarre de ce billet est un clin d'œil au zen dans l'art de la tartine...

samedi 17 novembre 2007

Le tour des Yvelines

Froid et ciel bleu magnifique... c'est une belle journée d’automne, et il serait vraiment dommage de ne pas en profiter pour voler.

Mais les journées sont courtes, et le trafic du samedi concentré sur quelques heures n’en est que plus intense. Il y a beaucoup de monde en l'air et la vigilance est de mise. J'ai eu ma dose de bouchons ces derniers jours et j'opte pour un local « élargi » pour chercher un peu de tranquillité.

Il reste un peu de brume. C'est joli, mais la visibilité face au soleil n'est vraiment pas idéale...

brume et soleil

Premier point tournant l'aqueduc de Maintenon...

Maintenon

Près de la vallée de l'Eure, je croise une grosse bulle d'air chaud.

Mongolfière

La Roche Guyon.

La Roche-Guyon

Retour à Chavenay... Finale sans un souffle de vent, le DR221 se pose en douceur.

Zoulou Quebec

Voilà c'est fini. Probablement un des derniers vols à Chavenay, sinon le dernier... avant de mettre définitivement cap à l'ouest.