L'avion jaune

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 5 septembre 2007

Un parfum d’automne

DR221 après le vol

Un vol au coucher du soleil en DR221, et quelques tours de piste au retour pour garder la main.

Bientôt les jours seront trop courts pour voler le soir en semaine, et profiter de ces instants privilégiés de calme aérien...

mardi 14 août 2007

Matin calme

La météo s’annonçant calamiteuse pour le 15 août, j’ai programmé un petit vol matinal avant l’arrivée du vent et de la pluie. J’adore voler le soir en été, pour la tranquillité bien sur... et pour la lumière aussi. Voler tôt le matin présente les mêmes avantages, la fatigue de la journée en moins.

Rien d’exceptionnel dans le trajet, un classique local vers l’ouest jusqu’à Houdan, puis retour au dessus de la forêt de Rambouillet. Mais aujourd'hui le plaisir est ailleurs car rarement un vol m’a donné une telle impression de tranquillité, quand l’air est si calme que l'on peut piloter du bout des doigts, manœuvres et trajectoires les plus propres possibles, quasiment sans la moindre perturbation extérieure.

Par deux fois seulement le DR221 subira une petite secousse, remué par la turbulence de sillage de l’avion précédent dans le tour de piste, avant un poser tout doux.

Le club commence à s’animer, un élève en Lionceau revient d’une séance d’encadrements. Je m'éclipse, apaisé par ce petit vol, zen avant d’enquiller les 40 km qui me séparent du boulot aujourd’hui.

lundi 23 juillet 2007

Une journée à Ancenis

Sortie par le haut. La région parisienne est derrière moi, je grimpe jusqu’au niveau 85 dès que possible pour voler au calme et admirer les cumulus bourgeonnants. Deux heures d’un vol lumineux, avant l’arrivée à Ancenis où je suis chaleureusement accueilli par Jean-Michel, colibri local. Dans les hangars de l’aéroclub d'Ancenis, un beau J3 (jaune évidemment) ainsi qu’un Fournier RF6 plutôt rare. La journée avance, les discussions autour de l’aviation prennent le pas sur mon vague programme de l’après-midi mais c’est tout aussi bien.

on top au niveau 85 Piper J3 Fournier RF6

Je re-décolle vers Chavenay en fin d’après-midi, m’attardant le long de la Loire et de ses bancs de sable, un paysage qui serait un régal à survoler par un matin d’hiver en J3. Puis poussé par le vent du sud-ouest le Lionceau trace rapidement sa route entre soleil et averses. L’air lavé par la pluie est parfaitement transparent. Quand il permet de voler, ce temps là est pour moi infiniment plus beau que ce qu’on appelle communément « le beau temps »... même si le Lionceau n’échappe pas à une n-ieme douche quelque part au nord-ouest de Chartres.

St-Florent le Vieil et Varades Rideau de pluie Le Lionceau sous la douche

Prochain vol, Duxford vendredi prochain, la pluie grand-britonne est parait-il nettement plus humide[1]...

Notes

[1] J'ai été médisant, le soleil a brillé à Duxford

mardi 17 juillet 2007

Sous le soleil normand

Dimanche estival, le soleil est enfin de retour. Rien à craindre aujourd’hui du coté de la météo, à part d’hypothétiques orages en soirée, et à coup sur une séance de sauna sous la verrière du Lionceau.

Je m’envole vers Dieppe, où je ne me suis posé qu’une seule fois, lors d’une navigation solo en janvier 2002. La route tracée passe au nord de la Seine, survolant un paysage qui de la Roche-Guyon jusqu’à Rouen comporte peu de repères remarquables. Puis passée l’autoroute qui marque approximativement la limite nord de la TMA de Rouen il suffit de longer la vallée de la Varenne qui mène jusqu’à Dieppe. En tout une petite heure de vol.

La lumière est dure et semble aplatir le paysage. Assommé par la chaleur sous la seule ombre de ma casquette, je subis les turbulences et un vent changeant lors des dernières minutes de vol. L’atterrissage à Dieppe est juste passable.

A peine descendu de l'avion un pilote de l'aéroclub local engage la discussion autour du Lionceau qui décidemment attise la curiosité. Les mauvaises sensations de la fin du vol s’estompent le temps d'une boisson fraîche au bar du club... j’aime les escales, même les plus simples.

Le vent a tourné, je décolle vers le nord et la Manche toute proche, laissant la ville de Dieppe à ma droite, puis longe quelques minutes les falaises vers l’ouest. Un salut de l’aile au phare d’Ailly niché dans les bois avant de prendre un cap de retour.

Dieppe La côte à l'ouest de Dieppe Le phare d'Ailly

L’heure tourne et la lumière devient moins éblouissante. Juste avant Chavenay j'enroule quelques virages pour passer au large des planeurs du terrain voisin de Beynes qui sont encore nombreux à profiter du soleil et des ascendances.