Lundi
Le lendemain je me lève une nouvelle fois aux aurores (tout est relatif) pour cette fois-ci emmener mon père. Nous partons bien évidemment voir la mer, selon un très original transit cap Fréhel pointe du Grouin (je ne suis pas prêt de m'en lasser). Mon père a plongé dans le coin de nombreuses années. Moi également mais c'est un domaine que je n'ai pas approfondi. Nous retrouvons quelques lieux de plongées: l'amas du cap en face du cap Fréhel, la baie de la Fresnaye avec l'épave du Laplace (peut-on la voir de là haut?). C'est aussi ici, à Saint-Cast précisément, que j'ai fait mes premiers pas en voile. En plus d'être beau ce coin est plein de souvenirs.
Retour l'après-midi, l'heure de départ étant judicieusement programmée pour maximiser les chances de sieste pour les petits. Ca risque de bouger un peu et nous craignons qu'ils ne soient malades, et comme ils ne sont pas malades en dormant... Je serais contraint de partir sans avoir payé les taxes après moult palabres pour m'assurer qu'on ne me facturera pas les frais de relances car il est impossible pour des raisons obscures d'éditer la facture. Décidemment l'aviation c'est vraiment un truc compliqué dès qu'on touche le sol.
En l'air c'est la course de vitesse entre la nausée et le sommeil. Sommeil 1, nausée 0... enfin pour les petits. Même chemin qu'à l'aller, et même temps de vol à la minute prêt. Le petit bonhomme se réveille tranquillement dès que je réduis à l'arrivée à Chavenay, ouvre de grands yeux étonnés («mais qu'est ce je fiche là?» ), puis souris («ah mais oui c'est vrai on est en avion, vraoouuuum» ). Quand à sa grande soeur elle ne fait même pas mine de se réveiller quand je pose l'avion, non pas grâce à la douceur de l'atterrissage, mais plutôt à la qualité de son sommeil marmotique.
Il ne reste plus qu'à décharger le DR400, rendre les gilets, passer un coup sur l'avion. Puis retour à la maison et gros dodo pour tout le monde avec plein de rêves peuplés d'avions et d'îles, mais il faudra m'enlever le Trislander jaune là, c'est vraiment trop hideux.
Pour voir un Trislander jaune voler (si, si!) suivre ce lien sur airliners.net.