Déroutements

du 13 au 15 mars 2004

Quand j'ai téléphoné au permanent du club pour lui annoncer que partis pour Gap on s'était retrouvé à la Baule il a éclaté de rire. On se demande bien pourquoi.

Samedi matin la météo n'est pas idéale mais ça parait jouable à condition de ne pas traîner. Lever aux aurores pour décoller de Toussus au plus tôt. Les conditions sont correctes sur la première partie du trajet mais ça ne dure pas. Vingt minutes après avoir passé Montargis les quelques nuages épars en dessous de nous commencent à former une couche tandis qu'au dessus le plafond baisse à vue d'oeil. La dégradation est bien plus rapide et forte que prévu, il est évident qu'on ne passera pas. Le plus simple est de revenir pile sur nos pas vers Montargis.

La piste de Montargis est particulièrement grasse et glissante. Il faudrait tenter le coup avec des flotteurs, c'est surement faisable. La gentillesse du permanent du club fait vite oublier la frustration du déroutement. Pendant que les petits font une pause Biberon/Gateau je refais le point. La météo le long de la Loire et sur l'ouest est correcte et l'idée de revenir à Toussus ne m'enthousiasme guère. On passe un coup de fil à Saint-Nazaire pour improviser un week-end en famille. Puisque la montagne se refuse à nous, allons retrouver la mer!

Quelques minutes de roulage pour finir de recouvrir le DR400 de gadoue et c'est le décollage direction la Baule. Le temps s'améliore au fur et à mesure qu'on progresse vers l'ouest, à peine perturbé par quelques grains pas bien méchants. Arrivée à la Baule sous le soleil, le terrain est quasiment désert.

Dimanche matin le vent a sérieusement forci et se présente plein travers comme d'habitude. Je fais le tour de la presqu'île guérandaise avec nièce et neveu. Le vol est un peu agité pour cause de turbulences, mais que ça fait du bien de revoir la mer d'en haut.

Le lendemain la méteo nous promet un vol sans histoires avec un plafond entre 2500ft et 3000ft. Avant même de passer l'Erdre nous nous retrouvons à 1000ft sol avec un plafond qui s'abaisse. Visiblement les prévisions sont très légèrement optimistes. Ca reste quand même volable en sécurité mais à condition de passer nettement au sud de la route prévue.

Les deux heures suivantes se passent à jouer à cache-cache avec les nuages en suivant les routes, villes et autres cours d'eau, et en essayant de n'être jamais trop loin d'un terrain. C'est un bon exercice de navigation à la 500000e d'autant qu'il est impossible de tricher: Le GPS a décidé de passer en mode planque dès que la météo a commencé à faire mine d'être crapoteuse.

A quelques minutes de Toussus le GPS sort de sa léthargie pour indiquer qu'on est bientôt arrivé...

A Montargis

Pause biberon à Montargis

La Loire

La Loire à l'ouest de Gien

après Ancenis

Peu après Ancenis

nuages

... pourquoi je vole

Brière

La Brière

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